À propos
Edouard Faure est ergothérapeute depuis 2009, spécialisé dans la rééducation de la main depuis 2018 à Genève. Un parcours construit exclusivement dans des centres de référence en rééducation et chirurgie de la main du canton, avant de rejoindre le Centre de Thérapie de la Main.
Après huit premières années d'exercice en rééducation clinique à Lyon, il rejoint en 2018 une équipe genevoise de chirurgie de la main. Il y trouve un domaine exigeant, où la précision technique compte autant que la compréhension de ce que le patient doit pouvoir refaire : les gestes du quotidien — écrire, s'habiller, cuisiner, porter ses courses — comme ceux du travail, du sport ou de la musique. Depuis, il a suivi une douzaine de formations spécialisées dans ce domaine, et continue de s'y former régulièrement.
Il prend le temps de vous écouter pour comprendre les obstacles que vous rencontrez, et construit des solutions adaptées à votre situation. Il vous accompagne ensuite pas à pas, en vous guidant à chaque étape. Voir ses patients progresser reste ce qui l'intéresse le plus.
Questions fréquentes
Quelles pathologies sont prises en charge ?
Traumatismes — fractures de la main, du poignet et du coude (scaphoïde, métacarpiens, phalanges), entorses, lésions de la plaque palmaire, pouce du skieur, luxations, sections de tendons ou de nerfs, plaies complexes, amputations digitales, brûlures.
Suites chirurgicales — rééducation après chirurgie tendineuse, nerveuse, ligamentaire ou osseuse, après pose de matériel d'ostéosynthèse (vis, plaques, broches), prothèses articulaires, arthrodèses, traitement des cicatrices et adhérences.
Pathologies dégénératives et rhumatologiques — arthrose du pouce (rhizarthrose), arthrose du poignet et des doigts, maladie de Dupuytren.
Troubles musculo-squelettiques — tendinopathies, ténosynovites, tendinite de De Quervain, doigt à ressaut, syndrome de croisement, épicondylalgie (tennis elbow), épitrochléite.
Atteintes nerveuses — syndrome du tunnel carpien (canal carpien), syndrome du tunnel ulnaire au coude, syndrome du défilé thoracique, douleurs neuropathiques, perte ou troubles de la sensibilité, lésions du plexus brachial.
Autres — syndrome douloureux régional complexe (SDRC / algodystrophie), œdème persistant, raideurs articulaires, pathologies du musicien et du sportif.
Faut-il une ordonnance ? Les séances sont-elles remboursées ?
Une prescription médicale est nécessaire. Elle peut être délivrée par un médecin généraliste, un rhumatologue, un spécialiste de la main, ou par le service des urgences à la suite d'un accident. Sur cette base, les séances et le matériel utilisé (attelles, orthèses, bandages et petit matériel de rééducation) sont pris en charge par l'assurance de base (LAMal) ou l'assurance accident (LAA).
Dans quel délai peut-on obtenir un rendez-vous ?
Les délais varient selon la période, mais les situations post-opératoires et post-traumatiques récentes sont traitées en priorité : après une chirurgie, le moment où la rééducation débute influence directement la récupération. Lorsque la situation l'exige, la confection d'une attelle peut être réalisée en urgence.
Comment se passe la première séance ?
Elle commence par un entretien individuel : votre parcours, l'intervention ou l'accident, vos douleurs, et vos activités — professionnelles, sportives, quotidiennes. Vient ensuite un bilan complet de la main et du membre supérieur : mobilité, force, sensibilité, œdème, cicatrices.
De cette évaluation découle un plan de traitement construit avec vous, qui suit les protocoles postopératoires lorsqu'ils s'appliquent et s'organise autour de vos objectifs concrets : se laver et s'habiller seul, cuisiner, bricoler, reprendre le travail, retrouver un geste sportif, rejouer d'un instrument. Vous repartez généralement avec quelques exercices à faire chez vous — c'est une part essentielle du travail, entre les séances. La durée de la prise en charge, elle aussi, se définit à ce moment-là : de quelques séances après une entorse à un suivi de plusieurs mois après une chirurgie complexe. L'entretien peut se dérouler en français ou en anglais.
La rééducation est-elle douloureuse ?
Non, pas au sens d'une douleur qu'il faudrait endurer : le traitement ne doit pas déclencher de douleur importante ou persistante. Une gêne passagère peut se ressentir lors de certaines mobilisations, mais l'intensité est ajustée en permanence selon vos réactions. Une main douloureuse se protège, se raidit et récupère moins bien — c'est pourquoi le travail progresse à un rythme que votre main peut suivre. Vous restez le meilleur juge de ce que vous ressentez.
Ergothérapeute ou physiothérapeute pour la main ?
Beaucoup de patients cherchent un physiothérapeute pour leur main, ou un « physio » spécialisé. La confusion est fréquente et légitime : les deux professions travaillent la rééducation, et partagent une partie de leurs outils — mobilité articulaire, renforcement musculaire, thérapie manuelle.
La différence tient au champ d'action. La physiothérapie couvre l'ensemble du corps ; en ergothérapie spécialisée de la main — ou hand therapy — la prise en charge est centrée sur la main, le poignet et le membre supérieur, avec des compétences qui lui sont propres : confection d'attelles et d'orthèses thermoformées sur mesure, traitement des cicatrices, rééducation de la sensibilité, gestion de l'œdème, et surtout la reprise concrète des gestes du quotidien, du travail et du sport.
En pratique, après une chirurgie ou un traumatisme de la main, c'est une prise en charge en ergothérapie spécialisée qui est fréquemment prescrite.
Où se trouve le cabinet ?
Le Centre de Thérapie de la Main se trouve à Genève centre, à quelques minutes à pied de la gare Cornavin — facilement accessible depuis les Pâquis, Saint-Gervais, Servette, Plainpalais, le quartier des Nations et des organisations internationales, ainsi que depuis Carouge, Meyrin et la France voisine.